Une équipe médicale prend en charge un patient à l'intérieur d'une ambulance aérienne, les moniteurs et l'équipement étant allumés.

Un tour d’hélico aux Fêtes – Abigail à Guelph

janvier 16, 2026

16 janvier, 2026

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Guelph

| By: Par:

Mikayla Ottogalli

Notre histoire se passe à la fin du temps des Fêtes. Kayla Ashley tente de se remettre du tourbillon des festivités tout en prenant soin de sa mère, mal portante depuis le jour de Noël, et de ses filles, qui ont aussi commencé à couver quelque chose quelques jours après. Ce qui semble de prime abord un mal bénin va aboutir au transport d’une des filles de Kayla par Ornge, et ce en pleine tempête de neige.
 
Nous sommes le 30 décembre 2024. Kayla voit bien que ses filles, toutes deux malades, ne prennent pas du tout du mieux. La famille se rend donc à la clinique sans rendez-vous, où elle obtient une prescription d’antibiotiques et est renvoyée à la maison. Le lendemain, l’état de l’aînée, Abigail, empire encore. Kayla se ronge les sangs, et pour cause : sa plus grande est née prématurément et vit avec certaines complications médicales.
 
A patient lying in a hospital bed with medical tubing attached, holding a small stuffed lion toy.« Son état s’aggravait tellement, raconte la mère, au point où je craignais la déshydratation parce qu’elle n’avalait plus rien. Il était rendu 15 h, et elle dormait encore dans le fauteuil. Je l’ai réveillée en lui disant qu’il fallait vraiment qu’elle se lève pour boire quelque chose, aller au petit coin… La salle de bain était à quoi, trois mètres, mais le temps de se rendre, elle se tapotait la poitrine en disant qu’elle avait du mal à respirer. La sueur lui dégouttait du visage. »
 
Sans plus tarder, Kayla l’habille et elles se précipitent à l’urgence de l’Hôpital général de Guelph. Au bout de 20 minutes, Abigail est évaluée par le personnel, qui prend ses signes vitaux.
 
« L’infirmière a posé quelques questions, lui a mis le bidule à oxygène au bout du doigt, et la mesure était de 85 alors elle a dit “ok, on va réessayer”. Elle l’a retiré, mis sur l’autre doigt, et c’était encore la même mesure alors elle nous lancé “je reviens toute suite” avant de partir à la course dans le corridor. Dans ma tête, c’était la panique totale car je me disais, si l’infirmière cours, c’est que ça va vraiment mal. »
 
Abigail est amenée d’urgence au service de soins intensifs, où on la soumet à une batterie de tests. Le diagnostic tombe : double pneumonie et potentielle sepsie. À ce point, on lui administre de l’oxygène à haut débit, à une concentration de 75 %. Le personnel clinique indique à Kayla que c’est là le maximum d’oxygénothérapie qu’on pouvait donner à Abigail, et il est décidé en pédiatrie que celle-ci devra embarquer avec Ornge.
 
« Elle allait être transférée à l’Hôpital McMaster pour enfants, où un lit l’attendait. J’ai demandé si une ambulance venait la chercher, et on m’a répondu non, elle est trop mal en point, il va falloir l’héliporter. Une équipe d’Ornge était en route, » relate Kayla.
 
Cependant, les choses n’étaient pas si simples. Une tempête de neige s’était levée, jetant le doute chez Kayla et le reste du personnel infirmier : est-ce que l’hélicoptère serait capable d’effectuer le trajet? Heureusement, le 1er janvier 2025, il se produit une éclaircie et l’appareil arrive à Guelph pour transporter Abigail. L’équipe d’Ornge se présente et prépare mère et fille au vol qui les attend.
 Paramedics providing care to a patient on a stretcher in a hospital room with medical equipment nearby.
« Ils se sont présentés tout de suite comme étant l’équipe personnelle d’Abbie, et nous ont assuré qu’ils prendraient bien soin d’elle. Ils lui ont donné une peluche, et ils étaient très bons pour tout m’expliquer à moi, mais aussi à elle, de manière à ce qu’elle comprenne ce qui allait se passer. Ils ont été merveilleux. »
 
Malheureusement, pendant le vol, les conditions météorologiques se gâtent à nouveau, forçant l’équipage à se rediriger vers l’aéroport Pearson. Là, une ambulance terrestre d’Ornge prendrait le relais pour amener Kayla et Abigail à destination.
 
« On était environ à mi-chemin, se souvient Kayla; le monsieur m’a avisée dans mon casque d’écoute qu’il y avait un problème et que les conditions étaient trop dangereuses pour atterrir à Hamilton alors il fallait nous rabattre sur l’aéroport Pearson. C’était un stress effroyable, on était là dans le ciel, mais on ne pouvait pas atterrir à l’hôpital ni même à proximité, alors il faudrait se rendre à cet énorme aéroport. »
 
Paramedic attending to a patient on a stretcher inside an ambulance filled with medical equipment.L’équipe paramédicale d’Ornge qui accompagnait Abigail dans l’hélicoptère reste avec elle dans l’ambulance qui l’emmène à McMaster et l’escorte ensuite jusqu’à sa chambre, où elle la transfère à l’équipe clinique sur place. Abigail passe une nouvelle batterie de tests et on lui administre maintenant de l’oxygène à haut débit concentré à 80 %.
 
« On était entouré de docteurs; l’équipage de vol d’Ornge a tout relaté : l’état d’Abbie au départ du vol, son oxygénation, comment elle allait maintenant, ce qu’il avait fallu faire en route. Et puis tout le monde s’est mis à s’affairer comme des fourmis. Il a été déterminé après d’autres tests qu’elle avait plus précisément une pneumonie ambulatoire. Les antibiotiques ne fonctionnaient pas; on l’a fait passer à l’azithromycine pour cibler le problème. »
 
Il aura fallu une semaine pour que Kayla voie enfin les antibiotiquesA person sitting in a wheelchair covered with a moon and stars blanket, giving a thumbs up. produire leur effet. Abigail arrivait maintenant à se rendre aux toilettes sans finir en nage ni voir son oxygénation chuter dramatiquement. Le personnel hospitalier a donné son feu vert : Abigail pouvait être ramenée à la maison. Kayla s’est procuré un oxymètre de pouls afin de surveiller la condition de sa fille.
 
« Quand j’ai appris qu’elle pourrait rentrer à la maison, je suis allée sur Amazon acheter pour l’occasion l’un de ces moniteurs d’oxygène qui se pincent sur le doigt. Comme ça, j’aurais l’esprit tranquille. »
 
Abigail, aujourd’hui âgée de 16 ans, est encore sur la voie du rétablissement et apprend à prendre en charge son asthme grâce à ses nouvelles pompes. Elle a pu revoir ses amis et travaille avec ses enseignants à rattraper les cours qu’elle a manqués. Kayla, elle, affirme qu’elle ne pourra jamais oublier ce qu’Ornge a fait pour sa fille. Elle souligne l’expertise de notre personnel paramédical et du centre de contrôle des opérations, en particulier l’habileté des pilotes et leur assurance lorsqu’il a fallu revoir leur itinéraire et prendre la décision la plus sûre et la plus judicieuse pour leur patiente.
 
« Un immense merci, vous avez été une oasis de calme au cœur de la tempête. Merci aussi d’avoir expliqué les choses à Abbie, pour qu’elle puisse savoir ce qui se passait au lieu d’être laissée à elle-même. Vous avez été vraiment professionnels, mais aussi chaleureux. Vous aviez une mission sérieuse, mais vous vous y êtes pris avec délicatesse et compréhension. J’ai une toute nouvelle estime envers votre travail. Nous vivons tout près de l’aéroport de Guelph, alors on voit souvent les appareils d’Ornge passer dans le ciel. Ça ne fait plus le même effet, maintenant qu’on a personnellement vécu un de ces vols. »
   
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